Bonjour à tous,

nous vous partageons ce mois-ci un article pour tout savoir de notre actualité concernant le côté éducatif de Thémiselva. Nous n’avons pas donné de nouvelles depuis quelques temps mais cela ne signifie pas que nous étions à l’arrêt, bien au contraire.

Nous avons choisi de faire le point avec vous sur les deux objectifs principaux de l’association. Un autre article suivra très prochainement pour vous parler de nos avancées sur le thème du centre de secours pour la faune sauvage, ça bouge aussi à ce niveau.

En attendant, voici les dossiers «éducatifs» du moment, toujours dans notre philosophie de faire connaître aux enfants la nature qui les entoure.

UN NOUVEAU CAHIER NATURE

Élue «animal le plus important de la planète», l’abeille méritait qu’on s’attarde sur elle. Si nous lui avons déjà dédié un atelier et un jeu de kermesse, nous ne comptions pas nous arrêter là.
Tout un projet pédagogique dans les écoles boliviennes devait voir le jour l’année dernière. C’était sans compter sur une certaine pandémie dont vous avez sûrement entendu parler. Le projet a été mis de côté en attendant des jours meilleurs et de bonnes opportunités.

En attendant, un renfort pédagogique de choix est venu compléter le programme : un cahier nature sur les abeilles en Bolivie.

 Convaincus par les qualités de Jason lors de son stage avec nous, nous nous sommes lancés le défi de réaliser le cahier en un temps record. Ses talents de dessinateur et ses capacités pour la mise en page ont été de précieux atouts et nous ont permis de nous concentrer entièrement sur l’aspect pédagogique. Le temps était compté et le décalage horaire entre nous ne nous a pas facilité la tâche. Néanmoins, le pari a été tenu, l’ultime jour du stage 🙂

Dans le but d’explorer différents formats et de challenger notre créativité, ce cahier suit un tout autre schéma que nos précédentes créations. Il est organisé par thème (la communication, les sens, l’importance…) et les jeux sont inclus ici et là pour renforcer les informations. D’un point de vue strictement visuel, il est également bien plus élaboré que les anciens cahiers qui sont rustiques mais efficaces 🙂

 

«La vie secrète des abeilles», de son doux nom, est actuellement en phase de test. Jaime Rodriguez, président de l’association entomologique de Bolivie, et Marcia Adler, du musée d’Histoires naturelles de Santa Cruz nous supervisent sur le plan scientifique et plusieurs enfants ont reçu le cahier pour nous donner un retour sur sa clarté et sa difficulté.

Les premiers retours sont très encourageants, le cahier a notamment été présenté lors du congrès entomologique de Bolivie. Nous ne sommes qu’à la moitié du chemin, il nous faut maintenant trouver les fonds pour imprimer et diffuser le cahier. Plusieurs pistes sont actuellement à l’étude.

Je profite de cet article pour adresser un immense merci à Jason pour tout son travail. En plus de son efficacité il nous a impressionné par son autonomie, indispensable pour avancer avec 6 heures de décalage horaire. Si vous recherchez des services de design, pensez à lui!
Je vous partage son site internet :

La double page sur la communication

PARTENARIAT AVEC L’ÉCOLE JOPOI

Entre éducateurs, on se comprend 🙂
Nous sommes tombés d’accord avec l’école primaire Jopoi, dans la municipalité de Porongo, pour unir nos forces. Dans cette école alternative, l’environnement est une matière au même titre que les maths et les élèves disposent d’un bout de nature de 3 hectares.

En plus de réaliser conjointement du matériel pédagogique, nous pourrons proposer, dans leur locaux (et terrain), nos activités aux élèves des écoles alentours. Cela signifie que nous serons capable de nous tourner vers d’autres types d’activités, comme la kermesse nature ou des sentiers pédagogiques.

De notre côté, nous avons déjà commencé à faire profiter les élèves de l’école de notre matériel éducatif. Et bonne nouvelle : nous sommes sur le point de commencer avec eux un projet pilote sur le programme des abeilles mentionné plus haut. Au menu : jardinage, construction de la ruche et suivi d’une colonie de señoritas (petite abeille sans dard native d’Amérique du Sud).

Un autre point trèèèèès important est au chapitre de ce partenariat. Nous vous l’avions dévoilé rapidement il y a quelque temps.
Un article plus complet arrivera bientôt pour parler plus en détail du projet de centre de secours de la faune sauvage.

Si les deux parties ont accepté l’accord, le thème administratif nous ralenti un peu. La mairie doit nous fournir des documents pour rendre le partenariat effectif. Ne vendons donc pas la peau de l’ours avant de l’avoir léché même si tous les voyants sont au vert.

NOTRE SITE WEB ÉDUCATIF

Vous le savez peut être, nous développons un site éducatif en parallèle de notre site web.
Il s’adresse aux enfants avant tout mais aussi aux parents en recherche d’activités pour leurs progénitures 🙂

Ce site internet est alimenté lorsque nous avons du temps libre, ou plutôt l’envie de travailler sur quelque chose de différent 🙂 Minimaliste au départ, il commence à avoir un contenu raisonnable et quelques détails restent à régler avant d’en faire vraiment la promotion.
Notons qu’il est disponible en français et en espagnol.
On y trouve pêle-mêle des coloriages, des constructions manuelles, des jeux, des quiz et bien d’autres choses. Le thème? Les animaux bien évidemment.

Dernièrement, avec l’aide de Jason, plusieurs pages ont été ajoutées. Un dossier sur l’anatomie des oiseaux et un autre sur les plumes ont fait leurs apparitions. Différents outils ont été utilisés pour rendre les pages didactiques et variées.
Venez voir de vous même : ANATOMIE DES OISEAUX / LES PLUMES.

En plus, petits et grands pourront tester leurs connaissances en se mesurant au nouveau quiz sur les supers-pouvoirs des reptiles. Vrai ou faux? Il existe un reptile capable de cracher du sang par ses yeux.
Laissez vous surprendre par les quiz ICI.

Enfin, pour réviser les tables de multiplication en s’amusant, Jason a concocté des coloriages sur les oiseaux boliviens les plus colorés. Chaque couleur correspond à un numéro.

TRADUCTION DES PLANCHES ILLUSTRÉES D’AD NATURAM

Nous sommes tombés sous le charme des posters d’Ad naturam. Grâce à des illustrations et des explications concises, ils nous expliquent quelques mystères de la vie sauvage. Quelques exemples : pourquoi les crabes marchent de côté? Pourquoi la mante religieuse dévore le mâle après l’accouplement? et bien d’autres.
Nous nous sommes proposés de les traduire en espagnol afin d’en faire profiter le public bolivien.

C’est Noelia, membre du conseil d’administration de Thémiselva qui s’y colle. La moitié des posters a déjà été traduite et mis en page. Merci à elle pour ce travail fastidieux et bien plus difficile qu’il n’y parait.

Ici un exemple en français. Vous pouvez retrouver toute la collection et bien d’autre choses sur le site d’Ad naturam.

Vous l’avez peut être remarqué, à l’exception du site web, toutes nos actions sont dirigées vers les enfants EN BOLIVIE. Notre situation ne nous permet malheureusement plus d’être actifs en France. Toutefois, nous souhaitons évidemment que notre matériel éducatif vive. Nous sommes disposés à le prêter voire le donner dans certains cas afin qu’il continue de remplir son rôle : sensibiliser à la nature. Si vous connaissez des associations qui pourraient être intéressées faites le nous savoir!

Merci de nous avoir lu, à très bientôt pour vous en dire plus sur le terrain qui accueillera le centre de secours de la faune sauvage.

Grégory pour Thémiselva.

En bonus

Un exemple pour se rappeler que l’éducation est une clé pour la conservation de la nature :
Ce serpent s’est immiscé sur notre terrasse à Porongo et a tenté de rentrer dans les toilettes. Au premier coup d’œil, il ressemble à une vipère du genre Bothrops, très venimeuse.
Bien joué l’imposteur! En regardant mieux il s’agit en fait d’un Xenodon petits-carreaux. Cette couleuvre peut mordre si on l’importune mais n’a pas de venin.

Par curiosité, j’ai montré les photos à des voisins. Personne ne l’a reconnu : beaucoup ont répondu Bothrops et d’autres ont parlé de serpents qui n’ont rien à voir avec celui-là (mais systématiquement venimeux). Tous m’ont demandé si je l’avais tué et personne n’a compris pourquoi je ne l’avais pas fait.

Même après mes explications, la méfiance reste de mise. La majorité tue systématiquement les serpents qu’ils croisent. De notre côté, l’envie de nous lancer sur ce sujet est de plus en plus présent.